Atelier d’Arlette n°24

 

Équilibre – pied de guerre – aguets – confiance – éclat de rire –
sonore – gracile – granité – éprouvant – merveilleux
humer – bousculer – éparpiller – lécher – ébouriffer

Scènes de la vie ordinaire

En équilibre sur le mur le gamin observait à la dérobée la demoiselle à la silhouette gracile qui léchait délicatement le granité à l’orange qui commençait à fondre au fond du pot en carton.

Son éclat de rire sonore avait mis aux aguets les oiseaux  du jardin qui s’éparpillèrent en un merveilleux nuage coloré.

Le chien de la famille humait l’air, son rôle de gardien était éprouvant par cette chaleur écrasante.

Un  fumet de viande vint caresser sa truffe, il courut en toute confiance vers la maison ou la maitresse de maison  l’attendait.

D’un geste de la main elle ébouriffa sa toison frisée. Fini le moment d’être sur le pied de guerre, il pouvait relâcher son attention et bousculer tout sur son passage pour se rempli la panse.

C’est là que le gamin sauta dans le jardin pour rejoindre son amie sans craindre le cerbère de service.

 

Atelier n° 23 pour Arlette

 

Faire un texte avec des mots se terminant par « X »
au
SINGULIER.

Pas d’adjectifs tels que rugueux, baveux, fougueux ou autres.
Que des noms!

Dans le noir du bureau les diodes de la box clignotaient, Max le voleur aux yeux de lynx  opérait sans lumière. Sa torche en inox ne lui servait que comme  moyen de défense.

Ses aïeux, monte en l’air de père en fils avait la même technique.

Il n’avait jamais de remord mais le crucifix accroché au mur le mettait mal à l’aise.

Il fit à la dérobée un rapide signe de croix pour se dédouaner.

Sur le bureau trônait  un bouquet de phlox et un annuaire des rues de Bordeaux ou peut-être d’Aix, pas facile à dire dans la pénombre.

Il sortit son appareil photo réflex pour garder des traces  des objets de valeur pour son complice  qui lui savait reconnaitre le vrai du faux.

et c’est là que deux  flics du commissariat du bout de la rue entrèrent, l’un semblait faire une pub pour une cure de botox tellement ses traits étaient tirés et l’autre semblait sortir d’une cure de désintox.

Max n’eut aucun mal à se débarrasser des deux ripoux en filant par l’escalier de secours.

Ceux qui l’auraient n’étaient pas encore nés.

 

Bonne semaine.

 

 

 

 

 

Atelier 22 pour Arlette

 

amie – weekend – monotonie – anecdotes –
réserver – entendre – incruster – raconter – pouvoir
catimini

La monotonie des  week – end d’hiver était brisée par les anecdotes que le grand-père racontait d’une voie monocorde à ses petits-enfants.

En catimini mamie  s’adossait au chambranle de porte pour l’entendre parler de ses amies d’enfance, de leurs jeux dans les champs couverts de fleurs sauvages.

Elle s’incrustait là toutes les semaines et se demander si un jour elle allait pouvoir oser lui demander si parmi elles il avait eu un amour de jeunesse.

Elle avait toujours été réservée mais la question lui brulait  les lèvres, fallait – il briser l’idée qu’elle avait d’avoir toujours été la seule et l”unique.

Ce n’est pas encore ce soir là qu’elle sauterait le pas.

Tu  nous entends la mère, apporte nous à boire?

Elle sursauta et repris ses tâches ordinaires.

Atelier d’Arlette n°21

 

Cavalcade – cabri – aboutissement – folie
causer – échafauder – révéler – rompre
limpide – secret – furtif – ivre
~

 

C’est quoi cette cavalcade au-dessus de ma tête , on croirait entendre un troupeau de cabris.

C’est toi Anatole, tu es encore rentré complètement ivre après une nuit de folie dans les bars du coin.

Descends tout de suite et arrêter de causer à tort et à travers, tu ne fais que révéler tes turpitudes.

C’est un secret pour personne que tu passes ton temps à échafauder des plans pour rompre ton serment de rester sobre.

Tout est limpide pour moi, jamais cette cure de désintoxication n’aura d’aboutissement, inutile de jeter un regard furtif vers la porte, tu ne m’échapperas pas.

Je fais ta valise et oust dehors pilier de comptoir.

Image citation

 

 

Ma participation à image citation n° 39 de Gisèle

marronniers 2

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Je vous souhaite un très bon week-end, ce samedi a commencé avec le soleil et se termine avec la grisaille en attendant la pluie annoncée.

Atelier d’écriture d’Arlette n°20.

chouette – clef – entrain – fardeau – manque
demain – permanent – banal
abattre – presser – profiter – démoraliser 

 

Une bestiole avec entrain cherchait ses clefs au fon de son sac.

C’était permanent chez elle de tout perdre, hier, aujourd’hui, demain toujours la même rengaine.

Elle n’allait quand même pas faire abattre son chêne pour pouvoir accéder à son nid.

Elle était pressée, elle avait profité de l’absence de monsieur hibou pour aller chez le psy se débarrasser du fardeau qui gâchait sa vie.

Une rapace démoralisée c’était pas banal mais elle souffrait d’un manque d’affection et encore plus  depuis qu’elle avait entendu dire que monsieur hibou était toujours content parce-que sa femme était chouette.

Elle ressentait un peu de jalousie.

 

Sans titre 1

Atelier Arlette n° 19

ancestrale (e) – dernier (e) – difficile – frais – heureux
revue – but – soleil – route – avenir-
braver – convenir – voguer – heurter –  sentir

C’était  une demeure ancestrale du siècle dernier, difficile d’accès au bout d’’une route bordée de marronniers.

Le soleil filtrait entre les feuilles dessinant des ombres chinoises.

De sa main gantée elle heurta la porte, c’est là derrière qu’allait  se dessiner son avenir, son esprit voguait bien au-dessus de sa condition.

Elle se sentait nerveuse, allai-t-elle convenir pour le poste de gouvernante, travailler ici c’était le but qu’elle s’était fixée depuis qu’elle avait croisé en ville le fils de la maison qui sentait si bon le frais et paraissait si heureux.

Un homme une revue sous le bras ouvrit la porte, c’était lui, elle se sentit défaillir.

C’est pourquoi la souillon et hop la voila remise à sa place, il ne restait plus qu’ mettre ses espérances au fond de sa poche son mouchoir par dessus.

Sans un mot elle fit demi tour, jamais elle n’en sortirait de sa pauvreté.

 

 

Atelier d’Arlette, rentrée des classes.

C’est quoi cette sonnerie, il est fou ce réveil. 

Mais non il est parfaitement réglé pour le jour de la rentrée des classes.

Allez hop debout direction la salle de bain, il y en a une à la maison  pas comme certaines copines qui doivent encore faire leur toilette au lavabo de la cuisine.

Il fait encore bon, l’été est encore présent, dans quelques temps ce sera une glacière dans cette pièce, le chauffage central n’existait pas encore, enfin pas chez nous.

Vite il faut descendre dans la cuisine  pour engloutir un bol de chocolat, le banania de notre enfance et une tartine beurrée.

N’oublie pas ton cartable et la blouse obligatoire, c’est le petit mot que ma mère a laissé sur la table, elle est déjà partie travailler depuis longtemps.

Le cartable, j’y jette un dernier coup d’oeil, tout semble y être.

Le crayon de bois, le crayon d’ardoise, le porte-plume et les plumes Sergent Major, la gomme, la règle, tout ce petit monde se serre dans le plumier en bois. Pas de liste, on paie quelques francs pour la coopérative et l’école achète pour tous les mêmes fournitures.

Les cahiers et les livres sont encore absents, ils seront distribués le premier jour par la maitresse qui nous accueillera avec toujours le même rituel, vous avez-passé de bonnes vacances?

Oui madame, alors nous repartons pour une année de travail, vous pouvez vous assoir.

La classe sent bon la cire des pupitres, les encriers sont remplis d’encre bleue, le tableau noir est encore immaculé mais très vite la craie crisse et apparaissent la date du jour, la phrase de morale et voila nous sommes repartis dans la routine.

Vivement la récré et surtout le midi pour reprendre la route bordée de marronniers et de tilleuls qui mènent à la maison, 4 fois par jour il fallait faire le trajet, pas question de manger à la cantine, c’était trop cher.

Tiens j’y retournerais bien volontiers à l’école.

rentrée 2

 

 

 

Atelier d’Arlette n° 17.

 

Broder – onduler – impressionner – retransmettre –
touches – récit – évènement – sauvagerie – draps
brut – imaginaire – fantasmagorique –

 

Le journaliste face à son micro n’avait rien à dire, pas d’évènement marquant, pas de fait divers d’une sauvagerie sans nom.

Il tapotait les touches de son clavier pour appeler la rédaction et puis il se ravisa.

Il allait broder, inventer un récit  imaginaire que ses collègues allaient pouvoir retransmettre, quelque-chose de brut, bien saignant.

Soudain il eut la vision fantasmagorique d’un fantôme, il fut impressionné même si ce n’était que la mamie du troisième qui faisait onduler ses draps à la fenêtre de sa chambre.

Ce serait le sujet de son reportage, l’immeuble hanté de la rue…..

On ne le revit plus jamais !

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