Atelier d’écriture de Mandrine.

Avec la première phrase de la première page d’un livre, essayer de me broder une histoire.

La phrase est :

“ A l’aube, ils tombent en masse du ciel, passent par dessus les remparts, caracolent au dessous des toits, descendent lentement entre les hautes maisons.”

Ils regardent par les fentes des persiennes sans aucune retenu. Ils sont là pour espionner les habitants et rendre compte à leur patron.

Aucun bruit, même pas le moindre souffle d’air ne laisse présumer de leur présence, ils sont aussi silencieux que les flocons d’une neige d’hiver.

A leur retour au  QG ils pourront faire leur rapport : au numéro 10 la clé de la voiture est sur la commode de l’entrée, au numéro 24 les économies sont dans le réfrigérateur, au numéro 75 la dame trompe le monsieur, heu pardon c’était pas prévu dans les observations, au 37 la cave est pleine de victuailles.

Le patron est bien renseigné par ses lutins, il pourra remplir sa hôte au lieu de la vider, c’est comme ça cette année, tout est chamboulé.

Le père noël est une “ordure” c’est pas moi qui l’ai dit.

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Atelier D’Arlette

complice  –  destinée chaleurécume

spectacle équipage –  braises effluves  – 

mélopées   – caravane  – breuvage  –  nomade

Revenir –  répandre –   rafraichir –   verser –  ambrer, avec ces mots écrire un texte.

N’oublie pas de répandre un peu de sable sur les braises lui cria-t-il !

Les effluves de leur pique-nique improvisé embaumaient encore cette plage où ils étaient arrivés par hasard.

La chaleur s’estompait, les nomades plus loin dans l’ile improvisaient des mélopées monotones. Peut-être étaient-ils les descendants d’un équipage échoué sur cette côte.

Elle aurait voulu profiter du spectacle mais le breuvage qu’il lui avait versé avait sur elle un effet anesthésiant. Il lui avait offert un liquide ambré qui disait-il allait la rafraichir.

Elle espérait que sa trop grande confiance n’allait pas la conduire vers une destinée fatale et qu’il n’avait pas des complices cachés derrière la caravane qu’elle voyait derrière les palmiers.

Il fallait qu’elle s’échappe avant qu’il ne revienne, elle prit la direction du bateau qui flottait sur l’écume blanche mais elle entendit derrière elle, chérie où vas-tu? Tu ne vas pas te sauver le soir de nos noces.

Avait-elle épousé cet homme dont elle ne se rappelait pas, elle tomba comme une masse sur le sable doré, le rhum avait eu raison d’elle.

A consommer avec modération Clignement d'œilClignement d'œil et bonne semaine.

 

Elle est dingue.

Qui est dingue? Moi et je crois que ça n’étonnera pas grand monde.

Pourquoi? Je m’explique.

Tous les soirs je baisse les souffleries du chauffage à 17°, la nuit c’est suffisant et comme la maison est bien isolée ça ne descend jamais jusque là et le matin je les remonte.

Ce matin j’avais les sols à faire et je constate que les souffleries ne fonctionnaient pas pendant mon travail. J’étais contente car quand ça chauffe et que je remue beaucoup là je crève de chaud.

Je finis de laver et quand je rentre je trouve qu’il ne fait pas très chaud dans la maison, j’avais………….. oublié de remonter les chauffages.

Je comprends mieux pourquoi c’était long à sécher.

Monsieur JP ne s’était rendu compte de rien, il n’avait pas froid parait – il !

Un jour je me mettrai des baffes.

Bonne semaine.

Atelier d’écriture d’Arlette

Rive – Température – Aventure – Flânerie
Se glisser – Onduler – Frissonner – Jouer – S’élever   –
Nauséeux – Légère – Solitaire, écrire un texte avec ces mots.

 

Depuis qu’elle lui avait proposé de se promener  avec lui sur la rive du fleuve il rêvait d’aventures grivoises.

Il faut dire qu’elle ondulait son corps de sirène sous son nez, il sentait s’élever sa température corporelle. Même la légère brise qui venait du nord ne le faisait pas frissonner.

Elle ne voulait que musarder dans les herbes folles, une flânerie la comblait amplement. 

Allait-il se glisser près d’elle et oser la prendre par la taille? Il la savait en général solitaire et taciturne mais il se lança. Son invitation était peut-être un appel du pied.

Grand mal lui en prit, d’une gifle bien envoyée elle le fit trébucher et plouf dans l’eau.

Il ressortit de là trempé et nauséeux, il venait de recracher une grenouille qu’il avait failli avaler.

Ils reprirent leur chemin et il resta à distances, il ne jouerait plus à ce jeu là.

 

 

 

dictée d’Arlette

VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT… de L F Céline
13 fautes se sont glissées dans ce texte!

A vous de les dénicher.

 » On y passerait tous »
Donc pas d’erreur?

Ce qu’on faisait à se tirés (tirer) dessus, comme ça, sans même se voir, n’était pas défendu! Cela faisait partie des choses qu’on peut faire sans mériter une bonne engueullade (engueulade). C’était même reconnu, encouragé sans doute par les gens sérieux, comme le tirage au sort, les fiancailles (fiançailles), la chasse à coure (courre)!…
Rien à dire. Je venais de découvrir d’un coup la guerre tout entière.
J’étais dépucellé (dépucelé).
Faut être à peut (peu) près seul devant elle comme je l’étais à ce moment-là pour bien la voir la vache, en face et de profil.
On venait d’allumer la guerre entre nous et ceux d’en face, et à présent ça brulait (brûlait)! Comme le courant entre les deux charbon (charbons), dans la lampe à arc.
Et il n’était pas près (prêt)de s’étindre (s’éteindre) le charbon!
On y passerait tous, le colonel comme les autres, tout mariole qu’il semble être, et sa carne ne ferait pas plus de roti (rôti) que la mienne quand le courant d’en face lui passerai (passerait) entre les deux épaules.
Il y a bien de (des) façons d’être condanné (condamné)à mort.

Ah! combien n’aurais-je pas donné à ce moment là pour être en prison au lieu d’être ici, moi crètin (crétin)!
Pour avoir, par exemple, quand il en était temps encore.
On ne pense à rien!
De la prison, on en sort vivant, pas de la guerre.
Tout le reste, c’est des mots…

 

La Loire est la plus long fleuve s’écoulant entièrement sur le territoire
français? Vrai/Faux
vrai

C’est dans la cathédrale d’Amiens qu’ont été sacrés la plupart des rois de
France? Vrai/Faux
faux

La France métropolitaine partage ses frontières terrestres avec 5 pays?
Vrai/Faux

faux  8 si on compte Andorre et Monaco, sinon 6 avec la Belgique, l’Allemagne, la Suisse,

l’Italie, l’Espagne et le Luxembourg.

Image citation pour Gisèle.

Sans titre 1

 

Je suis gris comme mon père,vif et malin comme ma mère, mais en ce moment je suis tapie sur le sol et j’essaie de me fondre dans le décor.

J’attends que la foudre s’abatte sur moi, j’ai lamentablement inondé le tapis du salon.

Un gros pipi m’a échappé, ce n’est pas de ma faute, la porte du couloir s’est refermée et ma litière n’était plus à ma portée.

Va-t-elle le comprendre ou dois-je prendre l’air penaud qui sait si bien l’attendrir?

 

 

 

 

 

atelier d’ Arlette

 

boucan – cuisine – panne – grisaille – direction – couette

résonner – affronter – apprécier – raviver – boire – détendre

grand-peine  —  tellement – encore

 

Il sortit de la cuisine en chantant à tue tête, boire un petit coup c’est agréable!!! Il faisait un boucan d’enfer.

La réceptionniste du restaurant comprit qu’elle allait encore devoir affronter le cuistot pour l’envoyer sous sa couette car elle savait qu’il n’appréciait rien de plus que de boire encore un dernier verre avant de monter à grand-peine l’escalier qui le conduirait à l’abri des regards de la clientèle.

Pourquoi l’escalier? L’ascenseur était en panne. Rien de tel pour raviver sa colère. Ça faisait bien 10 minutes que ses cris résonnaient devant la porte de ce fichu engin, sésame ouvre toi hurlait-il.

Il changea de direction et hop dehors cul par dessus tête dans la grisaille de cette fin d’automne, la demoiselle riait tellement  qu’il lui fut impossible d’aller à son secours. De derrière son comptoir elle lui cria, rentrez donc boire un petit coup, ça va vous détendre.

 

panne

 


 

Atelier d’écriture de Mandrine.

 

Ecrire un texte qui commence par la phrase en rouge.

Le crépuscule descend, souvent les arbres et l’herbe de couleurs fantasmagoriques se couvrent, c’est l’annonce d’une nuit de sabbat chez les sorcières de la confrérie des hauts bois.

Assise sur les souches elles attendent le balai à leurs pieds que la nuit tombe et enferme les bruits de la forêt dans une torpeur profonde et là commence la sarabande.

Elles virevoltent plus vite que le vent, poussées par l’envie irrésistible de battre des records de vitesse.

Le plus jeune, une centaine d’années environ, prend des risques inconsidérés en frôlant les vieux chênes, ses consœurs lui intiment l’ordre de rester dans son rang mais c’est trop tard.

La téméraire a percuté le plus vieil arbre au bord de la clairière qui dans un juron bien envoyé lui exprime sa désapprobation.

Un peu sonnée elle se relève et la voila remontée sur son destrier décharné pour reprendre sa danse jusqu’à l’aube.

Ainsi se passe la nuit chez les dames en noir.  

Atelier d’Arlette.

 

Ecrire un texte avec les mots en rouge.

Plantons le décor, la demoiselle au teint clair est assise au milieu d’un chemin de campagne, le paysage est bucolique, le ciel ponctué de nuages blancs.

Que fait-elle là, la mémoire en vrac, son vélo étalé à côté d’elle?

Elle essaie de se lever mais ne peut garder son équilibre, si un tracteur arrive sa vie va s’arrêter là.

Elle se prépare au pire quand arrive un journalier avec sa serpe, il s’en va perpétuer la tradition, la cueillette du gui pour le nouvel an

Son briquet à la main il essaie malgré le vent de rallumer le mégot qui est coincé aux commissures de ses lèvres mais c’est pas simple, la flamme vacille et s’éteint. Il aurait besoin d’un abri.

Il passe près de la demoiselle et lui dit, ne restez pas là le sol est bien dur pour de si jolies fesses et il part sans plus de compassion.

Elle faillit s’étouffer de rage, elle croyait que dans ces contrées on s’épaulait en cas de problèmes mais c’était sans compter sur le fait qu’elle était la fille du patron.

 

Bon dimanche

Image citation pour Gisèle et ateliers d’écriture pour Mandrine.

 

 

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Faire un texte pour Mandrine avec la  phrase soulignée.

La vielle maison tremblait sous le poids de la neige  et ses occupants serrés devant la cheminée attendaient inlassablement le retour des hommes.

Auraient-ils trouvé de quoi nourrir la famille ou fallait-il encore se priver et écouter comme une longue litanie les gargouillements des estomacs.

Dans son coin la vieille marmonnait des prières aux ancêtres pour qu’une bonne odeur de soupe fumante puisse à nouveau remplir l’atmosphère.

Les hurlements des chiens annonçaient le retour du traineau et sous la couverture en peau d’ours se dessinait la silhouette d’un animal.

Un ouf de soulagement traversa la pièce, la disette prenait fin, que les hivers étaient rudes dans ce grand nord. .